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Mythes populaires argentins : El Duende

est un petit être maléfique légendaire, originaire de la province de Salta. Le nord ouest argentin est riche en légendes de la sorte, résultat d’un mélange de cultures : européennes certes depuis la colonisation mais surtout indiennes et inca. Mais passons directement à l’histoire du Duende !

Une poupée à l’effigie d’un Duende – somos2013

Le Duende commun

Il existe plusieurs types de Duende. Un Duende est une sorte de gnome ou de .

D’après la , avant de devenir des êtres surnaturels, les Duende étaient des enfants morts sans avoir été baptisés ou qui auraient été méchants envers leur mère. Le Duende est donc un petit être de la taille d’un enfant, il porte en permanence un grand sombrero sur la tête et peut pousser des cris monstrueux. Ses yeux sont haineux et il a des dents pointus. En plus d’avoir cet air monstrueux, la particularité du Duende est qu’il possède une main en fer et une autre en laine. Lorsqu’il rencontre des humains, il leur pose la question : « Avec quelle main veux-tu que je te frappe ? » À partir de cet instant, les versions divergent : selon certains, quelque soit la réponse du voyageur, le Duende le frappe avec son poing métallique, pour d’autre, il s’agit en fait d’un piège car le poing qui fait le plus mal est celui de laine, or il est évidemment toujours choisi. Malveillant, le duende aurait une prédilection pour les jeunes enfants même s’il ne refuse jamais de frapper un adulte.

 

Une célèbre représentation de Coquena 

Comme nous l’avons dit plus haut, il existe plusieurs sortes de Duende. Le duende commun est un être maléfique mais certains sont plus neutres voire bienveillants. Coquena est l’un des plus mystérieux. Il est le protecteur des animaux, en particulier des guanacos et des vigognes, considéré même par certains peuples comme les diaguitas comme le roi des guanacos. Il est doté de nombreux pouvoirs surnaturels : il court par exemple plus vite que tous les autres animaux, si vite qu’il évite même les balles des chasseurs. Il se présente souvent aux humains sous l’apparence d’un grand guanaco blanc ou d’un guanaco de feu. Il peut également prendre la forme d’un humain (à l’allure étrange : des yeux de pumas et un air très rustre) ou se transformer en vapeur pour fuir un danger (même s’il est suffisamment puissant pour ne pas avoir de véritable prédateur…).

Son attitude face aux hommes est partagé. Il protège et aime les bons bergers qui soignent leur bétail et les récompense en leur offrant des pièces d’or ou d’argent. Au contraire, il peut se montrer très violent contre les chasseurs, encore plus contre ceux qui utilisent des armes à feu. En cas de grande nécessité, un humain peut tuer un guanaco pour survivre et se nourrir mais il doit au préalable demander l’autorisation et la bénédiction de Coquena qui pourra même l’aider à revenir chez lui vivant. Le pire sacrilège pour offenser Coquena est de tuer un petit guanaco, cette croyance est si forte qu’il est encore considéré comme affreusement porte-malheur de tuer un bébé guanaco. Selon d’autres sources, Coquena serait également le gardien du trésor et des connaissances des incas. Il n’a pas toujours été considéré comme un Duende mais possède tout de même les deux mains caractéristiques des petits monstres : sa main de laine lui sert à caresser ses compagnons tandis qu’il punit les chasseurs irrespectueux de la nature avec son poing de fer.

El Pombero (autre version du mythe disponible dans cet article !) 

les végétaux et les oiseauxUne représentation du Pombero – taringa

Ce type de Duende est encore différent. El Pombero est foncièrement bienveillant. Il se cache dans les forêts pour ne pas se faire voir des humains. La légende veut que si un homme lui demande sa protection, il se faufile dans son sommeil à l’heure de la sieste et lui apporte bonne fortune. Comme son cousin, Coquena, El Pombero est une entité fortement liée à la nature. Plutôt que de protéger les gros animaux et le bétail, El Pombero a pour attribution des êtres sans défense. Contrairement à Coquena, il n’use jamais de la violence mais préfère faire fuir les chasseurs ou les hommes souhaitant souiller son domaine en les effrayant. Selon les endroits, il n’a pas la même forme, dans le Chaco, on dit, par exemple, que c’est un petit indien capable de se changer en arbre. À Missiones, il est décrit comme un homme grand et mince avec un gigantesque sombrero vissé sur la tête et ne se déplaçant jamais sans sa grande canne.

Une légende amusante qui n’est pas sans rappeler les gnomes ou les elfes des cultures germaniques. Et vous ? Oserez-vous provoquer la colère d’un de ces Duende ? Après tout, ce ne sont que des légendes !


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