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Astor Piazzolla : musicien révolutionnaire du tango

-Info vous propose aujourd’hui de découvrir une personnalité incontournable de l’ : . Célèbre compositeur et bandonéoniste argentin, il est considéré comme l’un des meilleurs musiciens du XXème siècle.

Astor Piazzolla

Astor Piazzolla – Photo : Wikipédia

Sa biographie

Astor Pantaleón Piazzolla est né le 11 mars 1921 à Mar del Plata, ville du sud-est de la province de . En 1925, il quitte son Argentine natale et part vivre avec ses parents, immigrés italiens,  à New York. En 1929, alors âgé de 8 ans, il commence à apprendre à jouer du bandonéon, offert par son père, Vicente Nonino Piazzolla, passionné de tango. En 1933, il prend des cours de avec Bela Wilda, un pianiste hongrois élève de Rachmaninov. C’est également aux Etats-Unis qu’il fait la connaissance de Carlos Gardel, reconnu comme étant le plus grand tanguero argentin. En 1935, il est notamment invité par Gardel à participer au tournage du film « El día que me quieras » et y apparait dans une scène en tant que vendeur de journaux.

Un an plus tard, Astor Piazzolla retourne avec ses parents à Mar de Plata, en Argentine, et se produit alors dans des clubs nocturnes avec plusieurs groupes. Un jour, il entend à la radio un concert d’Elvino Vardaro, qui lui fait découvrir une nouvelle façon d’interpréter le qui change profondément sa vision de la musique.

En 1938, il part s’installer à Buenos Aires afin d’y devenir bandonéoniste professionnel et intègre notamment l’orchestre d’Aníbal Troilo, considéré à l’époque comme le meilleur bandonéoniste de la capitale. En 1941, il commence à étudier la musique avec le célèbre compositeur argentin Alberto Ginastera, puis un peu plus tard, il apprend également le piano avec Raúl Spivak. Trois ans plus tard, Piazzolla quitte l’orchestre de Troilo pour diriger celui accompagne le chanteur Francisco Fiorentino. En 1946, peu après cette expérience, il lance son propre orchestre. Toujours fidèle aux canons traditionnels du genre, il commence à composer des morceaux beaucoup plus dynamiques et harmoniques. Ce nouveau style de tango, moderne pour l’époque, commence alors à créer une polémique parmi les tangueros classique. En 1949, il dissout son orchestre.

En 1953, il gagne le premier prix du concours Fabien Sevitzky, grâce à sa composition intitulée « Buenos Aires » et obtient une bourse de la part du gouvernement français pour aller étudier à Paris avec Nadia Boulanger, considérée à l’époque comme la meilleure pédagogue de musique au monde. Il part alors pour Paris en 1954. Nadia Boulanger joue un rôle clé dans la vie de Piazzolla, et aide notamment le musicien à trouver sa voie, tiraillé entre le tango et la musique classique. A côté de ses études avec Boulanger, et forme en même temps un orchestre avec des musiciens de l’Opéra de Paris et enregistre 16 morceaux de musique.

En 1955, Astor Piazzolla rentre à Buenos Aires. Il reforme alors un autre orchestre, avec des musiciens argentins et forme également le célèbre Octeto Buenos Aires, qui marque alors le début du tango contemporain. Cette nouvelle forme de tango créé la polémique de part sa modernité : en effet, c’est la première fois qu’une guitare électrique est intégrée à un groupe de tango, et les compositions modernes et innovantes pour l’époque dérangent les tangueros classiques. En 1958, l’Octeto Buenos Aires est dissout, boycotté par les maisons de disques et les médias et Piazzolla décide alors de retourner à New-York. Il y restera deux ans et s’essaiera au jazz-tango.

Astor Piazzolla

Astor Piazzolla – Photo : Wikipédia

En 1959, il apprend la mort de son père et écrit alors en hommage son célèbre morceau « Adiós Nonino« . L’année suivante, Piazzolla rentre à Buenos Aires et fonde le Quinteto Nuevo Tango avec lequel il écrira une série de compositions : Las Estaciones, La Serie del Ángel, La Serie del Diablo, et bien d’autres encore… Ceci marque le début de la consécration pour le compositeur. En 1965, il enregistre notamment deux de ces disques les plus célèbres, le Concierto en el Philharmonic Hall de New York et El Tango, en collaboration avec le fameux poète argentin Jorge Luis Borges. En 1967, il commence à collaborer avec le poète Horacio Ferrer, et composent ensemble les célèbres tangos Balada para un loco et Chiquilín de Bachín. En 1970, il retourne à Paris et compose El pueblo joven, toujours en association avec Ferrer, cet oratoire sera notamment joué à Saarbruck en Allemagne. En 1972, il se produit pour la première fois dans l’historique Teatro Colón de Buenos Aires. Un an plus tard, le compositeur est victime d’un infarctus qui l’oblige alors à réduire son activité. Il part alors s’installer en Italie durant cinq ans et fonde le Conjunto Electrónico, avec qui il enregistre la célèbre oeuvre Libertango. En 1974, il compose également un album, Summit, avec musicien de jazz Gerry Mulligan.

A partir de 1978, il collabore à nouveau avec le Quinteto Tango Nuevo, qui connaîtra alors un énorme succès et le quintet se produira sur les plus grandes salles du monde entier. Le succès du compositeur est fulgurant : en 1985 il est nommé Citoyen illustre de la ville de Buenos Aires, et obtient le Prix Konex de Platine du meilleur musicien de tango avant-gardiste de l’histoire d’Argentine. Il continue ensuite à se produire dans les endroits les plus prestigieux du monde et de recevoir de nombreux prix, avant de décéder d’une attaque cérébrale à Buenos Aires, le 4 juillet 1992.

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