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Juan Manuel Fangio : la légende du sport automobile

Il n’a peut-être pas l’aura d’un Maradona ou d’un Messi mais est un personnage incontournable de la société argentine. Et simplement l’un des meilleurs pilotes automobiles de tout les temps. Fort de ses cinq championnats du monde de Formule 1, la discipline reine, « El Chueco » est une en Argentine. Il est notamment le seul à avoir été sacré champion du monde dans 4 écuries différentes.

Juan Manuel Fangio

Statue de Juan Manuel Fangio – Photo : Wikipédia

L’enfance de Juan Manuel Fangio et ses premiers pas sur la route

Fils d’une modeste famille d’immigrés italiens, Juan Manuel Fangio se passionne toute de suite pour la mécanique puisqu’il fréquente un atelier de réparation mécanique automobile lors de ses temps libres. Il est tellement passioné qu’à 11 ans il devient apprenti mécanicien dans un atelier qui prépare des voitures de courses. À 16 ans, il est engagé par Ford et notamment il essaye les nouvelles voitures, et s’initient aux joies de la conduite. Et à seulement 18 ans il effectue même ses débuts en compétition en tant que co-pilote.

Mais c’est à 25 ans qu’il se lance dans la course automobile en participant à sa première course au volant d’une Ford A qu’il a lui même préparé. De là, il se dirige vers les « Turismo carrera » (courses routières) réputées être les plus difficiles au monde. Il gagne le Gran Premio del Norte en 1940, soit une course de deux semaines reliant Lima à Buenos Aires sur une distance de 9 445 kilomètres.

Son départ en Europe et l’apogée de ses succès

Face à ces incroyables performances, il est envoyé en 1948 en Europe afin de se familiariser avec les courses. C’est à l’occasion de ce voyage que Fangio effectue de manière totalement improvisée ses débuts en Formule 1. Il est appelé pour remplacer au pied levé pour remplacer un pilote victime d’un grave accidents quelques jours plus tôt. Après avoir fait ses preuves lors de nombreuses courses de moindre importance, il décroche un volant de pilote au sein de l’écurie Alfa Roméo pour la saison 1950.

Il ne lui en fallait pas plus pour montrer l’étendue de son talent. Pour sa première saison il finit vice-champion du monde. Mais il n’attendra pas longtemps pour décrocher le graal. En effet à la fin de la saison 1951 il est sacré champion du monde.

Malgré deux saisons 1952 et 1953 à oublier, Fangio est un champion qui sait rebondir. S’en suit alors une domination sans partage. 4 titres de champion du monde d’affilée. Cet exploit est d’autant plus remarquable qu’il a connu trois écuries différentes en 4 ans : Mercedes, Ferrari et Maserati. Pendant 4 ans, la domination de Fangio a été sans partage !

Juan Manuel Fangio

Juan Manuel Fangio – Photo : Wikipédia

Retraite et héritage

À 47 ans Fangio décide de ne pas défendre son titre et de prendre sa retraite. Ainsi, il se retire en 1958 de la compétition affirmant qu »‘il est temps de laisser sa place, j’ai atteint mes objectifs, je dois maintenant passer mon permis de conduire ». Eh oui ! On peut être champion du monde de formule 1 et l’un des plus grands pilotes de tous les temps et ne pas avoir le permis ! Finalement il l’obtiendra en 1961.

De retour en Argentine, il se consacre à sa famille et à ses affaires. Cependant il restera un observateur avisé de l’évolution de la Formule 1. D’ailleurs il fut le mentor du brésilien Ayrton Senna, lui-même légende de la F1 !

Il s’éteint le 17 juillet 1995 à Buenos Aires à l’âge de 84 ans. Le pays déclare 3 jours de deuil national en hommage à ce grand homme. Cependant son héritage demeure. Par exemple « faire le Fangio » signifie « rouler comme un chauffard ».


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